Historia y Arqueologia Marítima

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LA PATRIMOINE CULTUREL ET INDUSTRIEL DU BAS-URUGUAY

Typologie et caractéristiques du patrimoine fluvial

Base I. Typologie et caractéristiques du patrimoine fluvial II. L’héritage culturel de l’immigration
III. Saladeros et frigorifiques, patrimoine industriel sur les rives fluviales IV. Histoire de la navigation et patrimoine portuaire V. Références bibliographiques

Une typologie de son patrimoine culturel et industriel (histórico-cultural), qui met en évidence sa grande richesse, son extrême variété (immatériel, archéologique, ethnologique, industriel, portuaire, flottant, etc.) et ses caractères spécifiques est proposée (tableau I). Trois catégories, qui feront l’objet d’un traitement particulier, ont été privilégiées : l’héritage culturel de l’immigration, les saladeros et frigorifiques, l’histoire de la navigation et le patrimoine portuaire. Dans cette partie, des exemples sont fournis pour illustrer les éléments patrimoniaux complémentaires de ces derniers.

1, seuil basaltique de Salto Chico, durant l'étiage de l'été 2004 ; vue vers l'aval.

Tableau I. Principaux types et éléments du patrimoine fluvial du Bas-Uruguay

Types

Éléments patrimoniaux

immatériel

sites historiques, mémoire de l’immigration, archives iconographiques, littérature, etc.

muséographique

navigation, immigration, histoire, industries, archéologie, traditions, etc.

archéologique

sites d’habitat, pictographies, épaves d’embarcations, sites industriels, dépotoirs, etc.

architectural

édifices de style européen, statues, obélisques, cimetières, forts et batteries, etc.

industriel

tanneries, graserías, saladeros, frigorifiques, fours à chaux (caleras), moulins à eau

portuaire

quais, jetées, môles, embarcadères, hangars, grues, douanes, chantiers navals, etc.

flottant

pirogues, voiliers, bateaux de pêche, vapeurs, remorqueurs, dragues, etc.

3, vue vers l’amont du Río Uruguay depuis la partie sommitale de la barranca (falaise) de la Meseta de Artigas (49 m). À l'horizon, le long de la rive gauche, les deux petites îles Hermanas

La première catégorie concerne le patrimoine immatériel. Les colonnes, statues et inscriptions commémoratives d’évènements historiques (Bachini, 1973 ; Barrios Pintos, 1979 ; Lockhart, 1979a et b ; Pérez Colman, 1933) liés aux découvertes ou aux guerres sont les témoins du rôle éminent joué par le fleuve. Citons quelques exemples. Sur la Punta Gorda, à quatre kilomètres au sud de Nueva Palmira (Pérez Fontana, 1969), s’élève la pyramide (Pirámide de Solis, 12-10-1888) érigée en hommage aux découvreurs (entre 1516 et 1527) des trois fleuves, le Río de la Plata, le Paraná et le Río Uruguay, qui sont respectivement Juan Díaz de Solis, Sebastián Gaboto et Juan Álvarez Ramón[i].

2, buste en bronze du général José Gervasio Artigas sur la rive argentine du fleuve à Concordia, en souvenir de son franchissement du fleuve en 1812, lors de la "Marcha de la redota", nommée plus tard " "El éxodo" du "pueblo oriental"

Tout près, à Punta Gorda, se trouve le site du Rincón de Darwin, nommé ainsi en souvenir de l’illustre scientifique Charles Darwin qui explora la région en novembre 1833 (Barrán & Nahum, 1968, p. 112-114). De nombreux sites sont en rapport avec l'histoire de l’indépendance de l’Uruguay et, plus particulièrement, avec le général José Gervasio Artigas et l’éxodo de los Orientales : Campamento del Ayuí, 1812 ; Gobierno Federal de Purificación, sur la rive bordant l'Hervidero, et quartier-général, sur la Meseta de Artigas. De cet endroit, dominant le fleuve de 49 m, on jouit d’un magnifique panorama. La mémoire du lieu est marquée par une colonne (h=37 m), inaugurée le 25 août 1899, qui est couronnée par le buste en bronze du général[ii] (œuvre du sculpteur génois Juan Azzarini).

4, colonne et buste du général José Gervasio Artigas (1899) sur la Meseta qui porte son nom

Des statues[iii] ou des obélisques[iv] permettent de suivre l’épopée des 33 Orientales qui, le 19 avril 1825, débarquèrent, sous la conduite de Juan Antonio Lavalleja, à Arenal Grande, situé à l'embouchure de l'Arroyo Agraciada (ant. Graseada) - lieu-dit Los Ruices, au sud du Departamento de Soriano -, avant d'entreprendre, contre l'empire brésilien, la Cruzada libertadora (1825-1828), à l’origine de l'indépendance définitive de l'Uruguay. D’autres sites rappellent les évènements de la Guerra Grande (1839-1851). Ainsi, une colonne commémore à Salto (Fernández Saldaña et al., 1920) la bataille de San Antonio (08-02-1846), livrée par les troupes de Giuseppe María Garibaldi[v]. Un chenal et une île (Servicio de Hidrografía Naval, 1979), au niveau de Concepción del Uruguay, portent le nom du héros des deux mondes. C’est sur une île, la Isla Libertad, du Río Gualeguaychú, que fut décidée et planifiée[vi], en juin 1851, la campagne contre le président de la Confédération argentine, le brigadier Juan Manuel de Rosas. Le site de Rincón de las Gallinas (Rincón de Haedo)[vii] est celui du débarquement, le 19 avril 1863, du général Venancio Flores que trois hommes accompagnaient. Plus tard, Concordia (anc. San Antonio de Padua de la Concordia) fut choisi comme Cuartel General (quartier général)[viii] des troupes durant la guerre de la Triple Alliance (1865-1870). Les sièges et les bombardements effectués depuis des navires de guerre, comme celui de la ville de Paysandú, en 1864, par l’escadre brésilienne de l’amiral Tamandaré, font également partie de la mémoire historique.

7, sur la Plaza de la Constitución (Paysandú), statue du général Leandro Gómez, le défenseur héroïque de la ville de Paysandú lors du siège de 1864

Le troisième siège de Paysandú[ix] en décembre 1864 et la résistance héroïque (1 200 hommes, sous le commandement du général Leandro Gómez, contre une troupe dix fois plus nombreuse) allait donner à la ville le titre de La Heroica (Durán del Campo, 2003 ; Schulkin, 2000) ; un mausolée souterrain (1984) et une statue du général perpétuent, sur la Plaza Constitución, la mémoire de cet évènement.

  N’oublions pas le patrimoine littéraire. Sur la rive uruguayenne du fleuve, à Salto, des monolithes évoquent le souvenir des poètes Horacio Quiroga (1878-1937), dont on peut voir la maison natale, et de Víctor Lima (1921-1969). Salto est aussi la ville du romancier Enrique Amorim (1900-1960)[x]. Sur la rive opposée en Argentine (Concordia), on distingue les ruines du Palacio de San Carlos (1888)[xi], décrit par Antoine de Saint-Exupéry[xii] dans le chapitre V Oasis de son livre Terres des Hommes (1939). Un monument a été aménagé près du port de Salto en souvenir du célèbre chanteur de tango Carlos Gardel[xiii] qui est venu rendre visite à son ami salteño Irineo Leguizano et a logé dans la chambre 32 du Grand Hotel Concordia (Salto), récemment déclaré Monumento Histórico Nacional. Les ruines du saladero M’Bopicua, au nord de Fray Bentos (anc. Villa Independencia), remémorent le passage en 1915 de l’écrivain et politique écossais Robert Bontine Cunningham Graham (1852-1936)[xiv]. Divers documents manuscrits (Martínez Montero, 1955, Apéndice I, p. 413-566) et les textes de voyageurs ou de géographes qui ont visité et décrit le Bas-Uruguay font également partie de la mémoire des lieux (Isabelle[xv], 1835 ; B***, 1863 ; Daireaux, 1887 ; Mulhall, 1875, Reclus, 1894). Certains hydrographes font une description détaillée du fleuve qu’ils explorent (l’espagnol Andrés de Oyarvide[xvi] en 1801 ; le commandant nord-américain Thomas Jefferson Page[xvii] en 1855 sur le vapeur Water Witch ; le capitaine B. Sullivan[xviii] en 1847) ; d’autres, des reconnaissances de ses richesses faunistiques comme, en janvier 1859, George Augustus Peabody[xix] et son équipe.

6, monolithe en bordure de la rive gauche du fleuve à Salto en mémoire du poète Horacio Quiroga 

Il en est de même des marques de crues que l’on retrouve, par exemple, sur le bâtiment de la douane du port de Paysandú ou près du môle du frigorifique Casa Blanca. Elles sont les archives visuelles et altimétriques des hautes eaux catastrophiques du fleuve : en 1941 (V) et 1959 (IV), mais aussi en 1886, 1888, 1889, 1899, 1907, 1919, 1923, 1928, 1929, 1932, 1935, 1936 et, plus récemment en 1989 et 1998, pour ne citer que les plus graves[xx].

5, marques de crues sur les murs du porche du bâtiment de la douane portuaire (Aduana) à Paysandú 

Les fêtes et carnavals, nombreux, font partie du patrimoine fluvial : Fiesta Nacional de la Pesca de la Boga (nord de Concordia), Fiesta Nacional de la Citricultura (port de Concordia), Fiesta Provincial de la Colonización (San José), Semana de la cerveza (Paysandú), Fiesta Nacional de la Playa (Concepción del Uruguay), Carnaval del País (Gualeguaychú), etc. Les traditions de la pêche artisanale, les pêcheries (pesquerías)[xxi], les rives où venaient les lavandières, les lieux de franchissement du fleuve par l’homme au cours de l’histoire (ex. Salto Chico, Paysandú) et, à la nage, par les troupeaux de bovins sont des éléments supplémentaires[xxii] à insérer dans l’inventaire patrimonial.

Le patrimoine archéologique offre de fortes potentialités. Plusieurs musées possèdent des collections sur les civilisations indiennes comme le Museo Regional Municipal de Concordia, le Museo arqueológico de Salto, le Museo indígena Yuchán (Concepción del Uruguay), le Museo arqueológico Profesor Manuel Almeida (Gualeguaychú) [xxiii]. Il existe de multiples traces des civilisations qui ont occupé les rives du Bas-Uruguay (Campá Soler, Dörries, 1975 ; Maruca Sosa, 1957 ; Pi Hugarte, 1993 ; Zanón, 1998) ; la majorité des sites archéologiques sont situés aux confluences des rivières avec le fleuve. Les îles recèlent aussi de nombreux sites, lesquels sont soumis à l’érosion ou à l’ensablement lors des fortes crues de l’Uruguay. Une prospection et un inventaire systématique (Boretto et al., 1973), dans une optique de géoarchéologie fluviale (Ménanteau, 2004), n’ont pas encore été menés à bien. Les tertres préhispaniques (Los Cerritos)[xxiv] de la région de Gualeguaychú (Greslebin, 1932), le site de l’Arroyo la Yeguada à Nuevo Berlín (Bernal Romero & Boretto Ovalle, 1969) ne sont que des indices de la très grande richesse archéologique du Bas-Uruguay. Les fouilles de sauvetage effectuées avant la construction du lac de barrage de Salto Grande (Guidon, 1987) en sont la preuve. À l’époque coloniale, ce serait sur la Isla del Vizcaino[xxv] qu’en 1611 le gouverneur du Paraguay, Hernando Arias de Saavedra, fit introduire le premier bétail bovin sur ce territoire et qu’en 1624[xxvi] fut fondée la Blanqueada, qui a précédé le site actuel (depuis 1708) de Villa Soriano (ou Santo Domingo de Soriano, anc. Puerto de la Salud del Río Negro)[xxvii]. Plus au sud, le frère Bernardo de Guzmán fonda la même année un autre établissement (Nuestra Señora de los Dolores del Espinillo)[xxviii], près de la ville de San Salvador, actuellement Dolores. À proximité se déroula en 1574 la bataille de San Salvador où les troupes espagnoles, commandées par Juan de Garay, vainquirent les indiens Charruas[xxix]. Citons aussi le site de Las Víboras (1732/1740-1802), fondé par Juan de Narbona, premier emplacement de Nueva Palmira (Pérez Fontana, 1969).

 8, four à chaux (calera) de Brito. Ph. L. Ménanteau

Les fours à chaux (caleras), qui tous étaient équipés de jetées ou de môles servant d’embarcadères, ont joué un rôle essentiel dans la construction des villes de Buenos Aires et de Montevideo où la chaux était amenée par voie fluviale. Les plus connus sont ceux de Barquín, édifiés par Manuel Antonio Barquín[xxx] en 1780, et de Salvia (1940), tous les deux à l’intérieur du parc national du Palmar[xxxi] (entre Colón et Concordia), de la Calera Colombo (nord de Colón), de Brito[xxxii] sur le Río Queguay, de la Calera del Rey, sur la rive gauche du Río Negro, de Daca ; à Mercedes ; dont le premier daterait de 1772, les Caleras de Camacho, de las Huérfanas et de las Vacas à Nueva Palmira ...

La production de charbon de bois et de bois de chauffage, révélée par la toponymie (ex. Vuelta Carbonero, Punta Carbón), a été une activité très importante des îles du lit majeur, donnant naissance à une communauté de « bûcherons insulaires » (Sampognaro, 1910, p. 94). De multiples charbonnières y ont existé : elles ont été à l’origine d’un cabotage fluvial et du développement de petits ports[xxxiii]. Des petits voiliers jaugeant 100-150 tonnes transportaient le charbon de bois à Buenos Aires ou à Montevideo. D’autres éléments patrimoniaux comme les moulins à eau, dont plusieurs ont été localisés au nord de Paysandú, sur l’Arroyo San Francisco Grande, sont à prendre en compte. Le Viejo Molino, construit en 1884 par les frères franco-suisses Maury sur le cours de l’Arroyo Urquiza, au nord de Concepción del Uruguay, est particulièrement remarquable pour la région[xxxiv]. À Nueva Palmira (Pérez Fontana, 1969) sont encore visibles les vestiges de celui édifié en 1859, sur l’Arroyo Víboras, par l’ingénieur Jaime Castells. Signalons enfin les vestiges de fortifications comme la batterie de Rivera (1841) à Punta Gorda (Nueva Palmira) et les estancias historiques (ex. celle de Domingo Ordoñana, près de la Punta Chaparro)[xxxv].

 (1 : 18-04-2004 ; 2 : 18-04-2003 ; 3, 4 et 6 : 17-04-2003 ; 5 : 14-04-2003 ; 7 : 19-04-2004), P. Gautreau (8 : 08-2003).


[i] Tué par les indiens chanás. D’autre auteurs (ex. Martínez Montero, 1957, 1 : p. 62) affirment que ce serait le capitaine de la nef Santiago, Juan Rodríguez Serrano, qui aurait découvert, à la fin de janvier 1520, le Río Uruguay.

[ii] On dit qu’il faisait jeter dans le fleuve ses ennemis politiques et personnels après les avoir enfermés vivants dans un cuir cousu (Anonyme, 1910, p. 198). Ces affirmations sont liées à ce que l'on a appelé la "leyenda negra" d'Artigas.

[iii] Buste du général José de Artigas sur la rive argentine, à Concordia (Servicio de Hidrografía Naval, 1979, local. planche 1).

[iv] Obélisque des 33 (1862), en bordure de la rive gauche du fleuve, à 6 km au nord de Nueva Palmira (Servicio de Hidrografía Naval, 1979, local. planche 1). Il rappelle le débarquement à cet endroit du général Lavalleja et d’Oribe le 19-04-1825, avec une légion de patriotes, fait qui a précédé l’indépendance de l’Uruguay.

[v] Le 20 septembre 1845, il prit d’assaut la ville de Gualeguaychú (fondée par Tomás de Rocamora le 25-06-1783) en exigeant des contributions aux familles les plus riches. Au cours de la bataille de San Antonio (nom de l’Arroyo du même nom, affluent du Río Uruguay), Garibaldi et la « Legión italiana » mirent en déroute les troupes du général Oribe. Giuseppe Garibaldi retourne en Europe en août 1848.

[vi] Par le gouverneur de la province d’Entre Ríos, général Justo J. de Urquiza, les chefs de la Banda Oriental et de l’empire du Brésil.

[vii] Même lieu que celui de la Batalla del Rincón, livrée le 24-09-1825 entre les troupes impériales du Brésil et celles de la Cruzada Libertadora (commandées par le général Rivera) qui furent victorieuses.

[viii] Sur décision du général Bartolomé Mitre, chef des trois armées (Argentine, Brésil et Uruguay).

[ix] Par le général Rivera (1-18 janvier, 6-21 septembre, 1er décembre - 2 janvier 1865). Les deux premiers ont eu lieu en 1811 (30-08) et 1845 (24-12) - à cette dernière date, par Fructuoso Rivera, avec l’assistance sur le fleuve de deux canonnières françaises, Alsacienne et Pandeur.

[x] Sa résidence à Salto, le Chalet las Nubes, a été construite selon des plans de l'architecte Le Corbusier.

[xi] Édifié par le comte édouard de Machy, fils du banquier français Charles de Machy, d’où le nom de San Carlos donné à l’édifice. En 1891, le comte et son épouse s’embarquèrent mystérieusement pour la France et ne revinrent jamais à Concordia.

[xii] Chapitre 5 Oasis. « (…) Je raconterai une courte escale quelque part dans le monde. C’était à Concordia, en Argentine (…) ». Son avion devant être réparé, Antoine de Saint-Exupéry raconte le « conte de fées » qu’il a vécu dans la maison, « où tout y était délabré », de San Carlos (Concordia) chez la famille française Fuchs Vallon dont il qualifie de « fées silencieuses » les deux filles, Edda et Suzanne.

[xiii] Il serait né à Toulouse (France) le 11 décembre 1890, affirmation longuement contreversée. Actuellement, l'hypothèse de sa naissance à Tacuarembó (Uruguay) semblerait se confirmer. Un accident d'avion à Medellín (Colombie), survenu le 27 juin 1935, fut la cause de sa mort.

[xiv] Il passa 14 années de sa vie en Argentine où il finit ses jours.

[xv] D’origine havraise, Arsène Isabelle remonte le Río-Uruguay, au cours de l’automne 1833, sur de petites embarcations à voiles, les balandras (Duprey, 1952, p. 115-132).

[xvi] Carta reducida del río Uruguay, desde 31 grados de lat. hasta su desagüe en la de La Plata, lebantada en 1796, navegando desde su salto chico hasta Buenos Ayres, y ratificada en 1801, desde el arroyo de la Chiva hasta el de San Juan. Londres, British Library, Additional MS. 17,665.e

[xvii] Track Survey of the River Uruguay (....) surveyed by Commr T.J. Page 1855. Londres, British Library, Maps 146.e.10

[xviii] Sketch of the River Uruguay from Paysandú to Martín García, from a track survey checked by meridional and chronometric observations. 1851, Londres, British Library, Maps SEC. 9.(1938.). Le nom du navire de Sullivan, Filomena, a été donné au Canal de la Filomena. Voir Page, 1859.

[xix] À sa mort, l’une de ses donations a permis de créer le Peabody Natural History Museum de l’université nord-américaine de Yale.

[xx] Correspondant à des débits supérieurs à 22 000 m3/s à Concordia (Viera, 1962, p. 43).

[xxi] Les principales espèces pêchés sont les suivantes : bagre (Netuma barba), dorado (Salminus maxillosus), mandubí (Ageneiosus valenciennesi), patí (Luciopimelodus pati), pejerrey (Odontesthes bobariensis), sábalo (Prochilodus lineatus), surubí (Pseudoplatystoma coruscans et fasciatum), tararira ( Hoplias malabaricus)… (Sverlij et al., 1998). Quelques pêcheries : La Criolla, La Primera, Diamantino (rive argentine près de Gualeguaychú).

[xxii] Y compris les bacs, comme sur le Río Negro, en utilisant des embarcations appelées balsas.

[xxiii] Sans oublier les collections existantes dans des musées moins spécialisés tels le Museo Histórico Municipal et le Museo salesiano à Paysandú.

[xxiv] Forme elliptique des tertres (100-200 m de long pour 20-40 m de large), hauts de quelques mètres (2.50-4 m). Certains sites insulaires datés par le 14C : 2370 et 2350±80, 1140±100. Toponyme Los Cerritos au sud de Gualeguaychú.

[xxv] Beaucoup plus tard, en 1845, des Français se sont réfugiés sur cette île sous la protection du navire français Isabelle.

[xxvi] Le 4 juillet 1626, le gouverneur de la province du Río de la Plata, Francisco de Céspedes, donne aux Jésuites la province de l’Uruguay pour qu’ils y « réduisent » et convertissent les indiens en créant des établissements au nom du roi d’Espagne.

[xxvii] En réalité, le site de la ville correspond à quatre sites successifs. °). Les eaux médicinales du Río Negro valurent à Mercedes la concession par le roi Charles Quint du titre de Puerto de la Salud del Río Negro (port de la santé du Río Negro). Les vice-rois en faisaient venir par tonneaux à Buenos Aires (Cabrera, 1970).

[xxviii] Il fut transféré ensuite au lieu-dit Rincón de Aldao, puis, en 1801, au site actuel de Dolores.

[xxix] Les indiens charruás perdirent 200 hommes (sur 1 000) et leurs caciques (Zapicán, Abayubá, Toboba, Magalona, Yandinoca).

[xxx] Sur la demande du vice-roi du Río de la Plata, le général Pedro de Cevallos. Création d’une Hacienda (estancia), dont il subsiste des vestiges, pour subvenir aux besoins des travailleurs des fours à chaux. Les vestiges des fours à chaux de Barquín, bordant le fleuve, ont été intégrés à la visite du parc national.

[xxxi] Parc national (8 500 ha) créé en 1966 pour protéger une forêt de palmiers de l’espèce yatay (Syarus yatay).

[xxxii] Estancia de Roberto Brito Rampelmann.

[xxxiii] Le basque français Joseph Hargain a profité des besoins des navires en charbon de bois et bois de chauffage pour transformer el Rincón, future Villa Independencia, puis Fray Bentos, en escale obligatoire. Le charbon de bois était transporté à Montevideo et à Buenos Aires par de petits voiliers jaugeant de 100 à 150 t.

[xxxiv] Quintín Fuseo, son nouveau propriétaire, l’équipa d’une turbine électrique en 1894 (Arrêt : 1929).

[xxxv] À proximité (au nord) de l’obélisque érigé pour le débarquement des 33 Orientales (plage d’Agraciada).

 

 

Este sitio es publicado por Carlos Mey -  - Martínez - Argentina

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