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BUQUES DE LA ARMADA URUGUAYA   

ROU 03 "MONTEVIDEO" 1990- 

Foto G.Berger

Nombre: MONTEVIDEO
Tipo: I - FRAGATA
Clase: CDT. RIVIERE
Numeral Internacional: CWBQ
Fecha botadura: Marzo de 1960
Fecha embanderamiento: 28 de Enero de 1991
Eslora máxima: 103 m.
Manga máxima:   12 m.
Puntal:     7 m
Desplazamiento máximo: 2150 TN.
Calado máximo: 5.58 m.
Dotación Orgánica: 170

Dimensions
Longueur hors tout : 102.70 m
Largeur maximale : 11.80 m
Tirant d'eau : 4.35 m
Déplacement
Déplacement lège : 1960 t
Déplacement pleine charge : 2170 t
Détection
1 radar de veille combinée DRBV22A
1 radar de navigation Decca 1226
1 radar de conduite de tir DRBC32C
1 sonar DUBA3 ; 1 sonar SQS17
Guerre électronique
1 détecteur de radar ARBR10
Equipage
9 officiers + 66 officiers mariniers + 91 QM et matelots
Energie - Propulsion
Moteurs : 4 diesels SEMT-Pielstick 12PC1V400
Hélices : 2 hélices
Puissance : 16000 CV (11770 KW)
Usine électrique : 4 diesels-alternateurs
Puissance électrique : 1280 kW (4 x 320 kW)
Vitesse maximale : 26 noeuds
Autonomie
Distance franchissable : 2300 nq à 26 nds
. 7500 nq à 16.5 nds
Armement
2 canons de 100mm antiaérien modèle 1953
2 canons de 40mm antiaérien
1 mortier de 305mm
4 missiles MM38 Exocet
6 tubes lance-torpilles 550mm pour torpilles anti-sous-marines L3

Les équipements électroniques et l'armement ont connu moins d'évolution que les autres aviso-escorteurs opérant dans le golfe arabo-persique :

  • remplacement du radar de conduite de tir DRBC32A par un DRBC32C ;

  • ajout de l'infrastructure BSM (Brouilleurs Simplifiés Marine) ;

  • suppression du radar DRBV50 et mise en place du radar de navigation Decca 1226 ;

  • remplacement de la tourelle de 100mm n°2 par 4 missiles MM38 Exocet ;

 

     

     

    

Mis sur cale le 4 novembre 1958 à l'arsenal de Lorient, l'aviso-escorteur Amiral Charner a été lancé le 12 mars 1960. Le 8 octobre 1960, pour la première fois, les couleurs de la France sont envoyées à bord de l'aviso-escorteur Amiral Charner (prise d'armement pour essais). Quatrième de la série des avisos-escorteurs, l'Amiral Charner part pour l'océan Pacifique aussitôt après son admission au service actif en décembre 1962. Cette première croisière permet d'éprouver le bâtiment sous les climats les plus divers : la fournaise du golfe Persique, de l'Arabie et de la mer Rouge, l'humidité de la saison des pluies de l'Inde et de Madagascar, et le gros temps de l'hiver austral au sud de l'Afrique. Basé à Papeete de 1963 à 1980, le Charner renoue avec la métropole tous les cinq ans, à l'occasion de grands carénages. Celui de 1974 modifie provisoirement sa silhouette en remplaçant sa tourelle arrière de 100 mm par une plate-forme hélicoptère. En 1975,1a chirurgie esthétique lui redonne une allure plus classique, en le dotant de missiles MM38 et en remontant sa tourelle de 100mm.

Il serait trop long de retracer tous les méandres de ces dix-sept années de campagnes qui donnent au bâtiment l'occasion de sillonner non seulement les mers extrême-orientales mais aussi la zone des Antilles et de la Guyane. Une escale, en particulier, prend une tournure inhabituelle quand, à la suite d'un abordage par un bateau de commerce dans le détroit de Tomo Gashima, le Charner se voit contraint de passer plus de quatre mois dans un chantier naval japonais de Kobe.

A l'issue de l'Iper de 1980, le bâtiment découvre une nouvelle zone d'action. Adieu Papeete : affecté aux Forces maritimes de l'océan Indien avec comme port base Djibouti, l'Amiral Charner alterne de fréquentes missions opérationnelles en mer d'Oman et quelques missions de présence et de représentation dans le sud de la zone.

Mais en octobre 1987, peut-être parce qu'il sent sa fin proche et parce qu'il est resté fidèle à ses premières amours, le Charner reprend la route du Pacifique. Au cours de ses trois dernières années, il est basé à Nouméa. La plupart du temps, il s'échappe de la Nouvelle Calédonie pour retrouver avec plaisir les côtes australiennes et toute l'Asie du Sud-Est. En juillet 1990, sur le chemin du retour au pays natal, il franchit pour la dernière fois le cap de Bonne Espérance.

Le 8 juin 1990 il quitte Nouméa et arrive à Lorient le 27 août 1990. Trente années plus tard, le Charner est revenu dans ce port de Lorient qui l'a vu naître. Mais cette fois, c'est pour y commencer une nouvelle carrière sous pavillon urugayen (un contrat de vente avec l'Uruguay ayant été signé le 14 mars 1990). Vingt-huit commandants ont mené le Charner à travers toutes les mers du monde : douze d'entre eux se sont retrouvés à Lorient le 27 août 1990 afin d'accueillir l'enfant prodigue. Il est mis en réserve spéciale le 17 septembre 1990.

Le bâtiment est remis à neuf pendant près de 4 mois à l'arsenal de Lorient et le 28 janvier 1991, malgré le froid glacial et le ciel lourd, une certaine joie et un air de fête flottent sur le quai du Péristyle à Lorient. Si le temps est venu de dire adieu à l'Amiral Charner, si la dernière rentrée des couleurs est un instant chargé d'émotion, c'est l'optimisme qui l'emporte car ce bâtiment, grâce à l'effort de tous et en particulier de la DCN de Lorient et de la Navfco, va encore vivre de longues et belles années. Sous le soleil du pavillon urugayen, le Montevideo prend vie en présence de Son Excellence M. Diego Zorrilla de San Martin, ambassadeur de la république d'Urugay. Et tandis que le grand pavois est envoyé, l'équipage urugayen entonne l'hymne national et salue ses couleurs aux cris de "Viva la patria !". Le 22 février 1991, le Montevideo appareille pour... Montevideo où l'accueilleront, avec émotion, ses frères Uruguay (ex-Commandant Bourdais) et General Artigas (ex-Victor Schoelcher).

Durant ces trente années, au cours des 3762 journées passées à la mer, ses lignes d'arbres ont chacune tourné 73 637 heures pour parcourir une distance de plus de 970 500 nautiques.

 

Este sitio es publicado por Carlos Mey -  Martínez - Argentina

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